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Obligations de transparence face aux risques climatiques – Qu’est-ce que cela signifie pour le secteur de l’immobilier?

09 juin 2021

Tree, Plant, Conifer

La FINMA concrétise les obligations de transparence face aux risques climatiques. A partir du 1er juillet 2021, les grandes banques et entreprises d’assurances doivent fournir des informations qualitatives et quantitatives sur les risques financiers liés au climat. Cela aura aussi un impact sur les portefeuilles immobiliers. 

La FINMA a récemment concrétisé l’obligation de transparence des institutions financières en matière de risques climatiques. Cela signifie que les banques et les entreprises d’assurances (initialement des catégories de surveillance 1 et 2) doivent informer le public des risques financiers liés au climat auxquels elles sont exposées. Concrètement, il s’agit de décrire les principaux risques financiers liés au climat et leur impact sur la stratégie d’entreprise, le modèle d’affaires et la planification financière (stratégie). En outre, elles doivent publier le processus d’identification, d’évaluation et de traitement des risques financiers liés au climat (gestion des risques) ainsi que des données quantitatives (y compris la méthodologie utilisée). Enfin, ces institutions sont tenues de formuler les caractéristiques centrales de leur structure de gouvernance en ce qui concerne les risques financiers liés au climat. Cette obligation s’appuie sur le cadre déjà établi au niveau mondial pour la publication volontaire des risques climatiques de la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD). En outre, on peut supposer que d’autres institutions financières, telles que les banques cantonales, seront également concernées par l’obligation de transparence à l’avenir.

Les risques climatiques et leurs enjeux pour l’immobilier

Les risques climatiques font référence aux menaces qui résultent du changement climatique. Ceux-ci peuvent être divisés en risques physiques et risques transitoires. Les risques climatiques physiques décrivent les dangers qui découlent directement de l’exposition des propriétés – par exemple, les tempêtes, les inondations ou les chaleurs extrêmes. Les risques transitoires sont les menaces qui découlent de la transition vers une économie résiliente au changement climatique et «nette zéro» – par exemple, les risques politiques, les risques réglementaires et les risques liés à la réputation. Un exemple actuel est celui des modifications futures des taxes sur le COappliquées aux énergies fossiles.

Cela signifie que la publication des risques financiers liés au climat pose de nouveaux défis au secteur immobilier. En effet, outre l’obligation de publication, les considérations relatives aux risques climatiques sont également importantes pour la gestion des risques. Par exemple, pour mieux comprendre le risque de crédit des portefeuilles de prêts ou le risque d’actifs échoués dans les portefeuilles immobiliers.

Les données et les modèles sont la clé pour atteindre les objectifs 

Wüest Partner dispose de l’expertise et des modèles nécessaires pour effectuer une analyse globale des risques. Par conséquent, les modèles de risques climatiques peuvent s’intégrer de manière transparente dans la gestion des risques. Pour cela, il faut disposer d’ensembles de données diversifiées, à haute résolution et couvrant toute la zone. Sur cette base, il est possible de comprendre les risques climatiques physiques, c’est-à-dire l’impact des tempêtes, des pluies extrêmes ou de la chaleur sur les portefeuilles de bâtiments, et de les identifier spécifiquement. Les risques transitoires peuvent être quantifiés, par exemple, en modélisant les émissions de CO2 des propriétés et les scénarios selon le prix futur du CO2.