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Classement des villes suisses 2022

Publiée: 06 juillet 2022Dernière mise à jour : 15 août 2025

Dans quelles villes suisses fait-il bon vivre ? Pour répondre à cette question, Wüest Partner, en colla­bo­ration avec le magazine Bilanz, a développé depuis 2009 un classement des villes suisses. Par ce classement, nous essayons de quantifier la perception subjective de la qualité de vie dans diffé­rentes villes.

Le classement comprend 162 villes, donc 38 en Suisse romande. Nous évaluons la qualité de vie à l’aide de 115 variables distri­buées dans 11 catégories, incluant l’attractivité du marché du travail, l’offre de culture et loisirs, les possi­bi­lités de formation ou encore l’infrastructure commer­ciale. Dans la catégorie « détente », on va par exemple s’intéresser aux surfaces de forêts et de prairies par rapport à la surface urbanisée, et dans la catégorie « santé et sécurité» on va entre autre mesurer l’acces­si­bilité des soins hospi­ta­liers par les trans­ports publics.

Qualité de vie dans les villes romandes

Les grandes métro­poles de l’arc Lémanique occupent le haut du classement des villes romandes, avec Genève en sixième place du classement général et Lausanne en dixième. Un marché de l’emploi dynamique et de nombreuses offres cultu­relles, de formation, de soins de et de mobilité font partie des attraits de ces grande villes. En revanche, les grandes villes romandes disposent en général d’une fiscalité moins favorable que leurs homologues aléma­niques, ce qui se reflète dans le mauvais classement des villes romandes dans la catégorie « fiscalité et pouvoir d’achat ».

Le bas du classement est occupé par de plus petites communes telles que Payerne, Villars-sur-Glâne ou Le Locle. Ces communes sont lestées par un marché de l’emploi peu attrayant, de condi­tions sociales moins favorables, ou encore leur éloignement des grand centres urbains, des hôpitaux ou des centres commer­ciaux.

Notons encore la forte progression de petites communes de l’arc lémanique telles que Pully (+10 places), Thônex (+9 places) et Morges (+8 places) . Ces communes bénéfi­cient du fort dynamisme des grands centres urbains à proximité et offrent un cadre de vie sûr et agréable.

Au niveau national, les trois meilleures places sont occupées par les grandes villes aléma­niques de Zurich, Zoug et Berne. Ces dernières allient un marché du travail attractif, une grande diversité et qualité des possi­bi­lités de formation, une large palette d’acti­vités cultu­relles, de loisirs et de détente ou encore une fiscalité avanta­geuse.

Classement des villes romandes: Genève et Lausanne sont en tête.

Qualité de vie et logements abordables

L’illustration ci-dessous examine la relation entre le classement et le nombre de logements abordables (par milliers d’habitants) présents dans chaque commune. Il en ressort une relation positive : les villes les mieux classées (en parti­culier les grandes métro­poles) ont en général un faible nombre de logements abordables. A l’inverse, les plus petites communes disposant de logements plus abordables offrent en général une qualité de vie compa­ra­ti­vement moins attrayante. Notons tout de même que les villes franco­phones (ou bilingues) de Fribourg, Neuchâtel et Bienne offrent à la fois une qualité de vie plutôt élevée et un grand nombre de logements abordables.

Relation entre le classement des villes et le nombre de logements abordables.

Métho­do­logie

Le classement des villes du magazine Bilanz a été développé en 2009 par Wüest Partner. Il a pour objectif de rendre la qualité de vie dans toutes les villes aussi compa­rable que possible au moyen d’une analyse systé­ma­tique. Wüest Partner évalue en effet chaque ville par rapport à toutes les autres. Cela signifie qu’une ville ne peut monter dans le classement que si elle s’est améliorée d’avantage que les autres villes. Wüest Partner calcule la qualité de vie dans les 162 villes suisses sur la base de onze critères de pondé­ration égale :

  • Marché du travail
  • Population et logement
  • Formation et éducation
  • Culture et loisirs
  • Détente
  • Infra­structure commer­ciale
  • Santé et sécurité
  • Social
  • Mobilité
  • Attrac­tivité fiscale, pouvoir d’achat et primes d’assu­rance maladie
  • Parti­cu­la­rités de la ville

 Ces onze critères se composent à leur tour de 115 variables indivi­duelles, mesurant les diffé­rents aspects perti­nents dans chacun d’entre eux.

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