Vers le contenu

Marché immobilier résidentiel français 2026 | 1

Contenu


Chiffres clés

arrow

+0,9 %

Crois­sance PIB réel, prévision 2026

arrow

+1,2 %

Inflation, prévision 2026

icon of stacked discs

3,1 %

Taux crédit immobilier, novembre 2025


Contexte écono­mique

Malgré un contexte marqué par de fortes incer­ti­tudes politiques et budgé­taires sur le plan intérieur, ainsi que par des turbu­lences inter­na­tio­nales liées aux tensions commer­ciales avec les États-Unis et à l’appréciation de l’euro face au dollar, l’économie française a fait preuve de résilience. La crois­sance est restée positive en 2025, attei­gnant +0,7 %.

Un léger raffer­mis­sement est attendu en 2026, avec une crois­sance estimée à +0,9 %. Plusieurs facteurs devraient y contribuer : une reprise plus soutenue chez certains parte­naires commer­ciaux, notamment l’Allemagne, l’augmentation des dépenses publiques dans la défense et les infra­struc­tures, ainsi que la progression continue des salaires réels dans un contexte d’inflation modérée, favorable à la consom­mation. La réduction de certaines incer­ti­tudes écono­miques, en parti­culier grâce aux accords commer­ciaux avec les États-Unis, améliore la visibilité et devrait soutenir progres­si­vement l’investissement des entre­prises, même si la force de l’euro continue de peser sur les expor­ta­tions.

Des risques subsistent toutefois. Le déficit public devrait rester élevé et attein­drait 5,3 % du PIB en 2026 selon les dernières projec­tions. Une trajec­toire d’endettement peu maîtrisée pourrait maintenir une pression haussière sur les rende­ments obliga­taires, avec des effets indirects sur les condi­tions de finan­cement, notamment dans la construction et l’immobilier résidentiel.

Le marché du travail montre également des signes de modération. Au 3e trimestre 2025, l’emploi recule de 0,2 % sur un an, et les perspectives pour 2026 suggèrent une quasi-stagnation de l’emploi accom­pagnée d’une légère hausse du chômage. Malgré l’amélioration attendue de l’activité, les entre­prises restent prudentes dans leurs recru­te­ments, après des embauches soutenues ces dernières années et dans un contexte de gains d’efficience liés à l’IA. Une reprise conjonc­tu­relle plus marquée à partir de 2027 devrait toutefois permettre un retour à une dynamique plus favorable de l’emploi.





Contenu

Construction et logements neufs

icon of an arrow pointing to the top right-hand corner

+1,1 %

Prix logements neufs 

T3 2025 vs T3 2024

icon of an arrow pointing to the bottom right-hand corner

-7,7 %

Indice du coût de la construction

T3 2025 vs T1 2024

Icon of modern houses

+9,5 %

Logements autorisés à la construction

T3 2025 vs T3 2024

L’activité de construction de logements neufs amorce une légère reprise en France. Entre le 4e trimestre 2024 et le 3e trimestre 2025, environ 372 000 logements ont été autorisés à la construction, soit une hausse de 9,5 % sur un an. Le dynamisme est plus marqué dans le segment du logement collectif (+11,0 %) que dans celui des maisons indivi­duelles (+6,8 %). Cette amélio­ration inter­vient toutefois à partir d’un niveau bas : les autori­sa­tions demeurent environ 15 % inférieures à la moyenne des dix dernières années.

Ce regain d’activité repose sur plusieurs facteurs favorables. Premiè­rement, les coûts de construction reculent sensi­blement. Depuis leur pic au 1er trimestre 2024, l’indice des coûts de construction a diminué de 7,7 % au 3e trimestre 2025, sous l’effet notamment de la baisse des coûts de l’énergie et du transport. Deuxiè­mement, les condi­tions de finan­cement se sont assou­plies. Une poursuite marquée de cette baisse paraît toutefois peu probable à court terme, compte tenu du niveau encore élevé de l’OAT. Troisiè­mement, la demande de logements neufs montre des signes de redres­sement. L’indice issu de l’enquête trimes­trielle de conjoncture dans la promotion immobi­lière progresse de 35 % sur un an au 4e trimestre 2025. Cette hausse reste néanmoins à relati­viser, la demande partant d’un niveau histo­ri­quement bas et demeurant inférieure à sa moyenne de long terme. Quatriè­mement, les prix des logements neufs font preuve de résilience – malgré un léger recul entre le 2e et le 3e trimestre 2025, la tendance annuelle reste positive (+1,1 %).

La combi­naison de coûts de construction et de finan­cement plus modérés, d’une demande en amélio­ration et de prix robustes soutient progres­si­vement la renta­bilité des projets, ce qui se traduit par une légère hausse du nombre de mises en chantier. Il s’agit toutefois d’un redres­sement modéré plutôt que d’un véritable retour­nement, insuf­fisant à ce stade pour atténuer sensi­blement la crise du logement en France.

Lire l’article complet

  • Accès illimité aux meilleures infor­ma­tions sur le secteur
  • Parti­cipez à des webinaires et à d’autres événe­ments présentés par des experts de premier plan
  • Du contenu sur mesure pour vos besoins
Créer un compte